C’est au Novotel de Chartres que François Bonneau, président de la Région Centre-Val de Loire, a fêté les 20 ans du dispositif Cap’Asso en compagnie des responsables des associations bénéficiaires. En partenariat avec le Mouvement Associatif, la Région finance le maintien ou la création d’emplois dans les associations leur permettant de développer des services de qualité et des projets viables par le biais de CDI. « Au moment du lancement national des Emplois Tremplin en 2004, La Région Centre-Val de Loire s’oriente vers un autre dispositif. Le 1er contrat Cap’Asso a été voté en mars 2005 sous la présidence de Michel Sapin pour répondre aux besoins des associations, de la société et du territoire dans les domaines du sport, de la culture, de la solidarité, de l’intergénérationnel et de l’éducation à l’environnement. 20 ans après, dans les cas où on est partis sur une logique d’emploi cela n’a pas fonctionné, là où on est partis avec les associations, sur une logique de service, le dispositif fonctionne à plein. Il est unique en France. Actuellement, entre 1200 et 1300 personnes portent des activités associatives sur la Région dans tous les territoires ruraux ou urbains, faisant oublier la crainte d’être laissé pour compte. Les contrats Cap’Asso se répartissent à 30% dans le domaine du sport car nous avons un nombre de licenciés légèrement supérieur à la moyenne nationale ».
Suivi de la culture, de l’animation jeunesse, de la solidarité intergénérationnelle et de la précarité, vient ensuite la sensibilisation et l’éducation à la protection de l’environnement », rappelait le président. Chaque année, la Région consacre un budget de 8,7 millions d’euros à cette politique publique. En 2024, elle a permis de soutenir 308 projets qui ont généré 345 emplois aidés. « Grâce à la structure associative et à l’engagement des bénévoles, à la connaissance que vous avez de personnes et à l’adaptation et à la mobilisation que ces Cap’Asso assurent dans les associations, le lien social est maintenu par le partage de l’accès aux différents domaines d’activités », poursuivait François Bonneau. Les contrats Cap’Asso sont signés pour 3 ans et dans certains cas ils peuvent être renouvelés jusqu’à 3 fois. La durée minimale est d’une année. La subvention varie de 6 000€ à 60 000€ pour la durée du projet. « Malgré une perte de dotation d’environ 45M d’euros, la Région tient à maintenir ce dispositif central. Nous allons tout de même baisser de 600 000€ les engagements pluriannuels. On garde l’essentiel car c’est un dispositif fondamental qui fait partie de l’ADN de notre Région », assurait le président.
20 ans après son lancement, Cap’Asso représente 7 800 postes aidés (en CDI) et 6 500 projets soutenus. Avec un effet démultiplicateur : on estime à 21 000 le nombre d’emplois induits (générés autour des projets). « Cap’Asso est une reconnaissance du secteur, un soutien à des projets associatifs générateurs d’emplois et un tremplin vers des projets d’utilité sociale. Un référent Cap’Asso du Mouvement Associatif est disponible dans chaque territoire au plus près des associations pour leur venir en aide et les conseiller », ajoutait François Millien, président de la ligue de l’enseignement en Région Centre-val de Loire, membre du Mouvement Associatif. Dans le Drouais et le Thymerais, de nombreuses associations comme Grâce au Jardin ou Flora Gallica ont pu bénéficier du dispositif Cap'Asso. Sylvaine Boëns conseillère régionale, membre de la commission développement économique, Fonds européens, économie sociale et solidaire est en charge du dispositif en Eure-et-Loir.