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Christophe Le Dorven et Evelyne Delaplace évoquent 4 ans de mandat

Pour sa première présidence à la tête du conseil départemental d’Eure-et-Loir, avec son binôme, Evelyne Delaplace, Christophe Le Dorven revient sur ses réalisations entre 2021 et 2025.

Christophe Le Dorven, président du Département en compagnie d'Evelyne Delaplace, son binôme sur le canton Dreux 1 - © Annie DUVAL-PÉTRIX
Par Annie DUVAL-PÉTRIX - Le 02 avril 2025

Que se passe- t-il sur le plan économique ?
Nous avons une compétence qui concerne l'aménagement du territoire. On doit desservir, par des routes de bonne qualité, toutes les zones d'activité pour éviter les poids lourds sur les zones d’habitation ou dans les cœurs de villes. Cet effort permet aux entreprises de s'implanter et de s’agrandir ou de se déplacer, sans oublier les entreprises qui viennent s’implanter sur notre territoire. Ces structures nécessitent des sites clés en main c’est ce à quoi nous travaillons avec notre bras armé, la Saedel qui œuvre pour l'aménagement des centres bourgs, rénove des bâtiments et construit des usines. Nous avons fait l’usine Thermomix en cours de livraison, à Châteaudun, ainsi que l’usine Eurowipes, à Nogent-le-Rotrou. Dans l’hôtellerie, nous avons réalisé l’hôtel Ibis, à Dreux et nous travaillons avec Nogent-le-Rotrou pour construire un hôtel haut de gamme en plein centre-ville. Le département participe à l'économie en soutenant financièrement les communes dans leurs investissements. « Grâce au précédent sous-préfet, Xavier Luquet, les projets des communes, financés par le département, ont été associés à la dotation d’équipement des territoires ruraux (DETR) de l’Etat », ajoute Evelyne Delaplace.

Et le dossier de la santé ?
La santé n’est pas une compétence obligatoire du conseil départemental mais elle est la première préoccupation des Euréliens. « Quand on a fait notre enquête Prospectives 2040, nous avons constaté que ce n’est pas le nombre de médecins qui inquiète le plus mais l'accès aux soins. Il y a un véritable problème de formation et au-delà, un problème démographique. On serait complètement passé à côté de ces préoccupations des citoyens, si on n’avait pas créé le plan santé 28, qui met l'accent sur l'accompagnement des professionnels de santé. Un nouveau pacte santé a été signé avec 33 partenaires dont l’ARS, (Agence Régionale de Santé)  les hôpitaux et les CPTS (Communautés Professionnelles Territoriales de Santé).

Quelles sont les principales réalisations depuis 4 ans ?
On a mis sur l'ensemble du département en moyenne 40.000.000 €, par an, sur les routes. Cette année, nous avons dû réduire à 32.000.000 €. C'est un choix de notre part, car en 2015, le Département attribuait 15.000.000 € par an aux routes. Ce qui correspondait tout juste à l’entretien mais ne permettait pas d’investir. Augmenter ce budget nous a permis d'avancer sur des projets majeurs comme la fin de la déviation de Nogent-le-Roi. Il fallait absolument désengorger ce secteur. Le viaduc est en cours de construction. La deuxième partie de la déviation de Châteauneuf reste à faire.

Qu’en est-il du projet de l’A154 ?
Avec Evelyne Delaplace, nous avons rencontré, à plusieurs reprises, les habitants de Garnay et des personnes opposées à l'autoroute. J’entends leurs arguments, mais quand une déclaration d'utilité publique est donnée, elle est donnée. Il ne faut pas que le désagrément de l’A69 se produise sur la future A154. La réalité, c'est que les habitants de Saint-Rémy-sur-Avre voient passer 25.000 véhicules/jour devant leurs fenêtres. La rocade ouest de Dreux est une route départementale qui voit passer 25.000 véhicules/jour dont 9.000 poids lourds aux portes des habitations des Bâtes et de la Tabellionne. C'est pour le département une catastrophe économique à cause de l'entretien de nos routes où se précipitent les automobilistes quand les grands axes sont saturés. On met tous les ans 1.000.000 € sur la rocade de Dreux.

« Tous les ans des accidents graves, parfois mortels, se produisent dans mon village, au niveau de la RN 12. On espère que le projet va aboutir », confie Evelyne Delaplace. Nous sommes dans une étape cruciale aujourd'hui puisque les candidats concessionnaires ont remis leur copie mi-février. Le futur concessionnaire sera connu avant la fin de l'année. C'est un dossier à plus d'un milliard d'euros d'investissements !

Quelles sont les actions que vous souhaitez poursuivre sur votre canton ?
D'abord, continuer à soutenir les communes pour les aider à investir dans l’entretien du patrimoine, la rénovation d'une école, d’une cantine, investir dans du logement communal pour pouvoir garder nos anciens dans des logements plus adaptés. Continuer à rénover nos collèges dont le budget annuel est entre 28 et 35 M€. Deux collèges ont été totalement rénovés sur notre canton : Louis-Armand et Marcel-Pagnol.

Poursuivre Le plan églises et petit patrimoine comme sur la Villa Minelli, à Dreux, les écoles de Garnay et Vert-en-Drouais. La réfection du Théâtre de Dreux et l'Atelier à spectacle de Vernouillet. Le conseil départemental a lancé un dispositif de soutien à l’acquisition de véhicules pour les clubs sportifs.

Qu'est-ce que le COVID a changé ?
Nous avons un département totalement fibré, les Parisiens y trouvent le confort de la vie à la campagne tout en ayant les équipements de la ville. Le COVID a permis le télétravail. Cela dit, il reste beaucoup de projets à l’étude pour le prochain mandat.

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