La fête du plan d’eau, portée par la base nautique de l’Agglo du Pays de Dreux et la Maison des Espaces Naturels, proposait ce samedi 11 avril un grand nombre d’activités basées sur la nature, la faune, le sport et la découverte. Une ferme pédagogique, l’art de confectionner une haie sèche à l’aide de branchages, une exposition remarquable de bateaux miniatures, une dégustation de produits locaux, et des balades autour du plan d’eau ont enchanté petits et grands malgré la pluie et le vent glacial qui faisait onduler la surface du plan d’eau.
« Nous avons comptabilisé près de 500 visiteurs à la Maison des Espaces Naturels, les animations ont été appréciées tant par les enfants que par les adultes », confiait Hélène Leborgne, directrice de l’Office de Tourisme de l’Agglo du Pays de Dreux. Christelle Minard, députée, a fait la traversée du plan d’eau en petit bateau à moteur dans une ambiance des côtes bretonnes. Quant à Gérard Sourisseau, il effectuait sa dernière visite en tant que président de l’agglomération, et Abdel-Kader Guerza, une de ses premières en tant que nouveau maire de Dreux, sans oublier Françoise Borget, maire de Sainte-Gemme-Moronval, venue en famille et en voisine.
Un rayon de soleil est apparu en fin d’après-midi, une clémence du ciel pour permettre à Chloé Portier, 24 ans, ostéopathe installée à Germainville et à Dreux et sportive de haut niveau, membre de l’équipe de France d’aviron, de faire découvrir son sport à quelques visiteurs. Triple championne d’aviron, la jeune femme a choisi le plan d’eau de Mézières-Écluzelles pour s’entraîner quatre heures par jour par tous les temps sauf en cas de gel, dans le but de participer aux Jeux Olympiques de Los Angeles en 2028 et Brisbane en 2032. Sa gentillesse, son humour et sa passion ont séduit son auditoire tout comme sa démonstration sur l’eau. Chloé a évoqué ses démarches pour trouver des financements pour pouvoir mener à bien ses objectifs : « Pour participer aux JO, on doit être sur le centre d’entraînement national de l’équipe de France à Vaires-sur-Marne. On n’est pas logés donc on doit trouver et payer un logement et de quoi vivre car les entraînements nombreux ne permettent pas de travailler. Cela représente environ 50 000 € pour un an. C’est un investissement et un sacrifice, mais on a qu’une chance de participer aux JO dans la vie ».