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Dreux (28100)

Déclaration, mobilisation et Drôle de guerre - Septembre 1939 - juin 1940

Dès la fin du mois d’août 1939, les Français sont persuadés de l’arrivée de la guerre à cause des nouvelles lues dans les journaux ou entendues à la radio et surtout à cause des évènements qui se succèdent dans les villes de France et d’Eure-et-Loir. …

Mobilisation - départ au front - © Droits réservés
Par Manon BROUSSEAU - Le 19 janvier 2026

Dès la fin du mois d’août 1939, les Français sont persuadés de l’arrivée de la guerre à cause des nouvelles lues dans les journaux ou entendues à la radio et surtout à cause des évènements qui se succèdent dans les villes de France et d’Eure-et-Loir.  

À partir du 23 août, les gendarmes sont sur les routes pour porter aux hommes faisant partie des régiments de réserve, l’ordre d’avoir à se rendre sans délai dans telle ou telle caserne.

Le 25 août, les Chartrains sont étonnés de voir des équipes d’ouvriers et d’étudiants accumuler des sacs de sable devant le portail de leur cathédrale. 

Le 29, une compagnie de l’école des fusiliers marins de Lorient débarque en gare de Maintenon pour l’installation d’un quartier général de la Marine dans le parc du château.

Le 30 août, ce sont 700 enfants de Paris qui arrivent en gare de Chartres. Ils sont aussitôt dirigés vers des centres d’hébergements ouverts à la hâte, avant d’être répartis dans l’ensemble du département d’Eure-et-Loir, dont les établissements scolaires de Dreux.

Beaucoup de Parisiens commencent à fuir la capitale pour se réfugier en Province. Le conseil municipal de Dreux vote des crédits pour accueillir, ravitailler et loger les évacués civils. Certaines restrictions commencent à Dreux comme ailleurs, en particulier de charbon.

Déclaration de guerre. Le 1er septembre 1939, l'Allemagne nazie envahit la Pologne, ce qui déclenche une réaction immédiate de la part de la France et du Royaume-Uni, qui avaient des engagements de défense envers la Pologne. Le 3 septembre, après l'expiration d'un ultimatum adressé à l'Allemagne, la France déclare la guerre à 17h, peu après le Royaume-Uni qui l'a fait à 11h.

Déclaration du gouvernement repris par le journal l’Action républicaine de Dreux : « le devoir de tous les Français est incontestablement d’accueillir avec calme et avec résolution le sort terrible imposé à l’Europe par un homme seul perdu d’orgueil ». 

Dans ce même journal, l’Action républicaine, son chroniqueur et maire de Dreux, Maurice Viollette, écrit plusieurs articles dont les titres sont révélateurs de l’ambiance d’alors : « Hélas Hitler a faim ! - L’Amérique à tire d’ailes viendra à notre aide ! – Des avions Anglais survolent Berlin et Postdam - Vive la Pologne, Monsieur ! »

Et aussi : « L’ennemi n°1 reste Hitler ! », en référence au pacte germano-soviétique, signé le 23 août 1939, accord de non-agression entre l'Allemagne nazie et l'Union soviétique, permettant à Hitler d'attaquer la Pologne sans craindre une intervention soviétique. Staline ne paraissant pas pour certains, comme Maurice Viollette, un ennemi de l’Europe. D’ailleurs, Staline deviendra l’ennemi d’Hitler suite à l’invasion de l’URSS, le 22 juin 1941, lors de l’opération nommée « Barbarossa ».

La mobilisation des Drouais. La municipalité prend ses premières dispositions pour les Drouais mobilisés, partant au front. La femme du maire, Térèse Viollette, organise, comme en 1916, un vestiaire pour fournir aux mobilisés de Dreux des sous-vêtements en laine et aussi leur faire parvenir chaque mois un paquet garni.

Puis ce fut la « Drôle de guerre. Ce nom s’applique au front occidental, où les hostilités se réduisaient à quelques escarmouches sur la ligne Maginot qui devait être infranchissable. Jusqu’à l’attaque décisive de l’armée allemande, le 10 mai 1940.

Un mois après, le 10 juin 1940, la guerre atteignit la ville de Dreux par un violent bombardement de l’aviation allemande.

À suivre... 

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